La tempête qui a agité la Confédération africaine de football (Caf) autour du dossier CAN 2025 semble enfin s'apaiser. Patrice Motsepe, président de l'instance, a affiché samedi à Johannesbourg sa volonté de tourner la page et de rebâtir l'unité autour du continent.
Le conflit avait éclaté lorsque la Caf a retiré l'organisation du tournoi à la Guinée pour la confier directement au Maroc, sans passage par un vote. Une décision qui a provoqué la colère de la Fédération nigériane de football (NFF), candidate malheureuse aux côtés du Bénin pour accueillir la CAN 2027. Lagos avait dénoncé une violation des propres règlements de la Caf et menacé de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).
Face à ces tensions, Motsepe a privilégié l'apaisement. « Je préfère me concentrer sur l'avenir et sur ce qui servira le mieux le football africain », a-t-il affirmé, refusant de s'attarder sur les querelles passées. Une posture diplomatique qui contraste avec la charge nigeriane.
Mais le leader de la Caf n'a pas cédé sur le fond. Il a martelé que sa confédération avait pris « la bonne décision » et que le droit de l'institution était incontestable. Un message clair à destination des contestataires : accepter ou passer par le TAS, instance suprême en matière de litiges. « Nous respecterons toujours les décisions du TAS », a-t-il conclu, fermant ainsi la porte à tout débat interne.
Pour le Nigeria, le choix est désormais binaire : s'incliner ou entamer une bataille judiciaire dont l'issue paraît compromise. La Caf, elle, a réaffirmé son autorité face aux turbulences.