La question du racisme dans le football européen refait surface en Espagne. Dimanche soir, avant la rencontre entre le Barcelone et l'Atlético Madrid au stade olympique de Montjuïc, des supporters ultras du club catalan ont entonné un chant islamophobe : « Qui ne saute pas est musulman ». Une séquence rapportée par la télévision espagnole Cuatro qui ravive un débat déjà explosif en mai dernier, lors des festivités du titre en Liga.
Ce n'est pas un incident isolé. Le club blaugrana fait face à une véritable tendance discriminatoire au sein de sa base de supporters. Malgré les condamnations officielles du Barça, aucune sanction n'a suivi ces précédents incidents, envoyant un signal faible face à l'intolérance.
En Afrique, où les valeurs de mixité et de fraternité dans le football demeurent centrales, ces scènes choquent. Le phénomène ravive les souvenirs des débordements racistes contre Vinicius Junior au Real Madrid la saison passée, obligeant la Liga à durcir son régime disciplinaire.
La Liga et ses clubs majeurs doivent désormais démontrer que de tels agissements entraîneront des conséquences réelles : interdictions de stade, amendes substantielles, formations obligatoires. Le silence du Barça est particulièrement préoccupant pour une institution censée incarner les valeurs du football moderne.
