Le Monde met au jour un scandale qui enfonce la CAF : sous Ahmad Ahmad, la Confédération africaine de football a dilapidé des millions sans aucun lien avec le football. Des dépenses personnelles massives ont plongé l'instance dans une crise financière majeure, menaçant son fonctionnement même.
Ce n'est pas nouveau. Depuis 2019, les audits externes dénoncent des irrégularités criantes. Mais cette enquête approfondie du journal français apporte des preuves documentées : la CAF est devenue un système où les intérêts individuels étouffent l'intérêt du football africain.
Ahmad Ahmad en a payé le prix. Suspendu cinq ans par la FIFA pour violation des règles éthiques, acceptation de cadeaux indus et détournement de pouvoir, il a dû rembourser une partie des fonds détournés. Un châtiment qui arrive tard.
Le vrai danger ? Cette gangrène de corruption affaiblit tout le football du continent. Alors que l'Afrique produit des talents exceptionnels, que les compétitions comme la Ligue des champions africaine et la CAN captivent des millions de supporters, l'instance qui les chapeaute s'enlise dans la malhonnêteté.
Les dirigeants actuels doivent agir vite. Réformer la gouvernance, restaurer la confiance, lutter sans compromis contre la corruption. Sinon, c'est l'ensemble du football africain qui risque le chaos. Le continent mérite mieux qu'une CAF gangrenée.
