Le racisme continue de gangrener le football espagnol. Lamine Yamal, la jeune pépite du FC Barcelone, en a fait les frais mardi soir au Santiago Bernabéu lors du match amical Espagne-Brésil. Le prodige catalan de 16 ans a été la cible de cris de singe émanant de supporters brésiliens, une expérience qu'il a jugée utile de dénoncer publiquement auprès de la radio Cadena SER.
Ces incidents rappellent que le fléau du racisme ne connaît pas de frontières et frappe indistinctement. Yamal n'est malheureusement pas seul : depuis des mois, Vinicius Junior, vedette brésilienne du Real Madrid, subit des attaques répétées dans les stades espagnols, transformant chaque déplacement en calvaire sportif.
Le contexte est devenu suffisamment préoccupant pour que la Fédération espagnole place le match Espagne-Brésil (terminé sur un score de 3-3) sous le signe de la mobilisation contre le racisme. Une mesure de communication qui sonne creuse face à la réalité sur le terrain.
Pour les amateurs africains de football, ces situations résonnent particulièrement. Le continent connaît ses propres enjeux de discrimination, mais l'Espagne, berceau du football européen moderne, n'a pas le droit de se taire face à ces scandales. Yamal mérite une compétition saine. Tout comme Vinicius. Et tous les autres.
