La CAN 2025 au Sénégal fait face à un casse-tête calendaire de taille. Alors que le Maroc vient de plier l'échine en Côte d'Ivoire, Dakar refuse de voir son tournoi continentalâpâtir des contraintes internationales. Augustin Senghor, patron de la Fédération sénégalaise, a tranché : le continent africain ne sacrifiera pas sa compétition reine pour éviter les chocs d'agenda.
Le nœud du problème ? La Coupe du Monde des Clubs, prévue entre mi-juin et mi-juillet 2025, qui mobilisera quatre formations africaines et paralyserait les libérations de joueurs auprès des clubs européens. Une réalité qui hante depuis longtemps les sélectionneurs du continent : sans window de compétition reconnu, les cracks restent en Europe.
Senghor l'affirme sans détour : l'été demeure la fenêtre idéale pour la CAN, historiquement associée à cette période et garantissant une mobilisation maximale des talents évoluant de l'autre côté de la Méditerranée. Néanmoins, trouver la date parfaite exige une coordination étroite avec la CAF.
Des rumeurs évoquent un possible report à début 2026, mais Dakar ne l'envisage que comme dernier recours. Le Sénégal entend défendre les intérêts du football africain et faire rayonner une CAN à son apogée, où les meilleurs talent du continent répondront présents. Un enjeu qui dépasse le simple calendrier : c'est la crédibilité du tournoi qui se joue.
