Issa Sidibé conserve son trône à Bamako, mais la bataille fait rage. Réélu le 23 août au stade du 26-Mars pour piloter la Ligue de football du district pendant quatre nouvelles années, le président sortant a dominé le scrutin avec 45 voix contre 27 pour son challenger Dr Mamadou Dipa Fané. Sur 72 votants, il s'impose dès le premier tour, tandis qu'Abdoul Wahab Ben Azore s'efface stratégiquement pour soutenir Sidibé.
Cependant, cette réélection laisse des traces amères. L'équipe de Fané dénonce des irrégularités criantes : violation des critères d'éligibilité, utilisation des ressources de la ligue pour corrompre les délégués, tripatouillages électoraux. Fané ne mâche pas ses mots et promet de saisir les juridictions compétentes. Un scénario qui rappelle les tensions récurrentes au sein du football administratif malien, où les enjeux de pouvoir dépassent souvent l'intérêt du ballon rond.
Au-delà des querelles, Sidibé jouit d'une solide réputation. Influent au bureau fédéral sortant, il incarne une certaine continuité pour le football de la capitale. Des observateurs avertis considèrent même qu'il aurait pu prétendre à la tête de la fédération sans l'intervention du Comité de Normalisation de la FEMAFOOT. Reste que quatre ans s'ouvrent désormais, avec en toile de fond les promesses de développement du football bamakois et les nuages des accusations de malveillance.
