La crise couve au Wydad de Casablanca. Dimanche, le nul blanc concédé à domicile face au Difaâ d'El Jadida a fait déborder une coupe déjà bien remplie de frustrations. Les supporters casablancais, habitués aux performances de haut vol, ne décolèrent pas contre leur président Hicham Ait Menna.
Le malaise est profond. Au-delà du simple résultat, c'est toute une philosophie de gestion qui est contestée. Les ultras du club ont brandi des banderoles éloquentes : « Le Wydad est un grand club, pas un projet commercial ». Un message adressé directement à la direction, accusée de sacrifier l'ambition sportive sur l'autel des intérêts financiers.
Les griefs sont multiples. D'abord, le départ de Walid Regragui, l'architecte du doublé historique de l'exercice précédent, remplacé par des entraîneurs jugés bien en dessous du pedigree requis. Ensuite, un recrutement estival qui peine à convaincre : des renforts qui n'ont pas apporté la plus-value attendue, des choix qui interrogent sur la stratégie à long terme.
Sur les réseaux sociaux, la tonalité est sans appel : les appels au départ du président se multiplient. Pour nombre de supporters, Ait Menna gère le club comme une entreprise ordinaire, quand le Wydad mérite mieux qu'une simple logique commerciale.
Or, le timing est délcat. Alors que le géant casablancais poursuit son aventure continentale en Ligue des champions africaine, la stabilité institutionnelle fait cruellement défaut. Les semaines à venir seront déterminantes pour l'avenir de la direction rouge et blanche.
